Othello

Traduction humaine · Traduction de François-Victor Hugo (†1873) · Source: Wikisource · Domaine public

↑ (19) Le Sagittaire est généralement considéré comme une auberge. Grande erreur. C’était un corps de bâtiment dépendant de l’arsenal de Venise et réservé aux officiers généraux de terre et de mer. La figure d’un archer tendant son arc, sculptée au-dessus de la porte, indique encore aujourd’hui l’entrée de cet édifice.

↑ (20) Une expédition des Turcs contre Chypre eut lieu en 1570, sous les ordres du capitan Mustapha, dans des circonstances exactement semblables à celles qui sont rapportées ici. Le faux mouvement sur Rhodes, la jonction opérée par une première escadre avec une seconde et leur attaque combinée sur Chypre, sont des événements historiques que Shakespeare a pu entendre raconter dans son enfance.

↑ (21) Les sept vers qui précèdent ne se trouvent pas dans l’édition de 1622.

↑ (22) Ce vers : n’étant ni défectueuse, ni aveugle, ni boiteuse d’esprit , a été ajouté au texte de la seconde édition.

↑ (23) Cette affirmation de Brabantio doit être prise ici tout à fait au sérieux. Elle n’avait pas, au temps de Shakespeare, le caractère fantastique et presque burlesque que notre âge sceptique serait tenté de lui attribuer. Ainsi que je l’ai longuement expliqué dans le second volume, la sorcellerie était censée exercer sur le cœur humain une puissance véritable, et son pouvoir était encore si redouté au dix-septième siècle que le roi Jacques I er crut devoir faire une loi contre ceux qui y auraient recours. Un statut promulgué peu de temps après l’apparition d’ Othello , déclarait : Art. I er . « Que si une ou plusieurs personnes faisaient emploi de sortilége, d’enchantement, de charme ou de sorcellerie quelconque, pour inspirer à autrui un amour illégitime, et en étaient dûment convaincues, elles subiraient l’emprisonnement pour la première offense. » La récidive pouvait entraîner la mort. C’était donc en réalité une accusation capitale que Brabantio élevait contre Othello, et il est nécessaire de se reporter au siècle de Shakespeare pour en reconnaître la terrible gravité.

↑ (24) Le lecteur se souvient que dans la Tempête il est question des hommes qui ont la tête dans la poitrine . Shakespeare en parle ici encore sur la foi de l’illustre navigateur Walter Raleigh, qui affirmait les avoir pu voir en Guyane. L’affirmation de Raleigh était lors si imposante, qu’en 1599, un géographe hollandais, nommé Hondius, n’hésita pas à publier une traduction de ce fameux voyage, ornée de planches qui représentaient des hommes ayant le nez, les yeux et la bouche au milieu de la poitrine. Le poëte était donc autorisé, par la science même de son temps, à croire à l’existence de ces monstres à face humaine.

↑ (25) « Cette nuit, monseigneur ? » Cette exclamation si brièvement éloquente qui échappe à Desdémona, ne se trouve pas dans l’édition de 1623.

↑ (26) « Does bear all excellency , porte toutes les perfections : » tel est le texte de l’édition in-quarto . L’édition in-folio remplace ces mots : Does bear all excellency , par ceux-ci : « Does tire the ingener . » Si l’on adoptait cette dernière version, il faudrait traduire ainsi toute la phrase : Qui par les qualités essentielles de sa nature — fatigue l’imagination.

↑ (27) Je traduis ici d’après le texte de l’édition in-folio qui est certainement le plus poétique. L’ in-quarto dit tout simplement :

And swiftly come to Desdemona’s arms,

Et rapidement venir dans les bras de Desdémona.

↑ (28) Cet hémistiche : Rassurer Chypre tout entière , manque à l’édition in-folio .

↑ (29) La queue de saumon passait pour un mets des plus délicats. Dans le livre d’hôtel de la reine Élisabeth, il est dit expressément que le chef de cuisine aura droit à toutes les queues de saumon .

↑ (30) L’édition in-folio n’établit pas ici de division scénique. C’est une erreur évidente. Il est bien clair que Iago, Cassio et leurs camarades de garde ne vont pas se mettre à boire sur la place publique où le héraut vient de faire sa proclamation.

↑ (31) Les couplets que chante ici Iago sont détachés d’une vieille ballade d’origine écossaise que l’archéologue Percy a insérée tout entière dans ses Reliques . Tout ce qui se rattache au drame d’ Othello a un tel intérêt, que je crois devoir traduire ici ce poëme charmant, inspiré à quelque chansonnier montagnard par le souffle glacé du nord :

Cet hiver, le temps est devenu bien froid,

Le givre couvre toutes les hauteurs,

Et Borée souffle si fort ses rafales

Que tout notre bétail risque d’être détruit.

Bell, ma femme, qui n’aime pas quereller,

Me dit tranquillement :

Lève-toi, et va sauver la vache Crumbocke.

Homme, prends ton vieux manteau sur toi.

Ô Bell, pourquoi gonailler et te moquer ?

Tu sais que mon manteau est bien mince ;

Il est si râpé et si usé

Que les vers n’y peuvent plus courir.

Je suis las de prêter et d’emprunter ;

Une fois encore je veux m’habiller de neuf ;

Demain j’irai à la ville et je dépenserai,

Car je veux mettre un manteau neuf.

La vache Crumbocke est une bien bonne vache,

Elle a toujours été fidèle au pieu ;

Elle nous a fourni du beurre et du fromage

Et ne nous laissera manquer de rien.

J’aurais peine à la voir souffrir ;

Cher mari, prends conseil de moi.

Ce n’est pas à nous à aller si beaux.

Homme, prends ton vieux manteau sur toi.

Mon manteau était un bien bon manteau,

Il a toujours été fidèle à l’user,

Mais maintenant il ne vaut pas un liard ;

Je l’ai porté vingt-quatre ans.

Jadis il était de drap très-dru ;

À présent, comme vous pouvez voir, c’est un tamis

Qui laisse passer le vent et la pluie,

Et je veux mettre un manteau neuf.

Il y a vingt-quatre ans

Que nous nous sommes connus l’un l’autre :

Et nous avons eu entre nous deux

Neuf ou dix enfants.

Nous en avons fait des hommes et des femmes ;

Je vois qu’ils sont dans la crainte de Dieu :

Pourquoi donc veux-tu, toi seul, t’égarer ?

Homme, prends ton vieux manteau sur toi.

Ô Bell, ma femme, pourquoi te moques-tu ?

Maintenant est maintenant, alors était alors.

Regarde maintenant tout le monde alentour,

Tu ne connaîtras pas les paysans des seigneurs.

Ils sont vêtus de noir, de vert, de jaune, de gris,

Et portent un costume au-dessus de leur rang.

Une fois en ma vie je ferai comme eux,

Car je veux avoir un manteau neuf.

Le roi Étienne était un digne pair.

Ses culottes ne lui coûtaient qu’une couronne ;

Il trouvait ça six pence trop cher,

Aussi appelait-il son tailleur un drôle.

C’était un être de haut renom,

Et toi, tu n’es qu’un homme de rien.

C’est l’orgueil qui ruine le pays.

Homme, prends ton vieux manteau sur toi !

Bell, ma femme, n’aime pas quereller,

Et pourtant elle veut me mener si elle peut ;

Et souvent, pour avoir le repos,

Je suis forcé de céder, tout bonhomme que je suis.

Un homme ne doit pas chicaner avec une femme,

Sans s’être le premier désisté du procès.

Nous finirons donc comme nous avons commencé,

Et je vais prendre mon vieux manteau sur moi !

↑ (35) Ce vers pour saisir aux cheveux la meilleure occasion est omis dans l’édition de 1623.

↑ (36) Il faut citer, pour éclairer ce passage, ces vers de la Dame errante , de Cartwright :

We’ll keep you

As they do hawks, watching until you leave

Your wildness.

Nous vous tiendrons,

Comme un faucon, éveillé jusqu’à ce que vous cessiez

D’être sauvage.

↑ (37) Le texte dit sweet Desdemon et non sweet Desdemona . Desdémone est ici une abréviation tendrement familière. C’est le petit nom qu’Othello donne à sa femme et que bientôt nous lui entendrons répéter au plus fort de sa douleur.

↑ (38) Toute cette réplique d’Othello a été ajoutée au texte de l’édition de 1623.

↑ (39) Toute cette comparaison de la rancune d’Othello avec « la mer Pontique qui ne connaît pas le reflux, » a été ajoutée après coup au manuscrit original, et par conséquent ne se trouve pas dans l’édition de 1622. L’addition a été regrettée par Pope qui y a vu une digression peu naturelle, an unnatural excursion . Il se pourrait bien que Pope eût raison. Quelque belle que soit la pensée, elle n’est peut-être pas à sa place dans une scène si passionnée. Ce n’est plus le personnage qui parle alors, c’est le poëte.

↑ (40) La cruzade était une monnaie d’or portugaise, valant un peu plus de 11 fr.

↑ (41) L’édition de 1623 omet cette répétition :

Je vous en prie, causons de Cassio.

Le mouchoir !

↑ (42) Chaque larme qu’elle laisse tomber ferait un crocodile . Il est impossible de bien comprendre ce vers sans se reporter aux superstitions de l’époque. C’était une croyance populaire alors que le crocodile pleure sur sa victime tout en la dévorant. Le naturaliste Bullokar donne à cette opinion singulière l’autorité de la science dans un livre publié en 1616 : « Il est établi, dit-il, que ce monstre pleure sur la tête de l’homme dont il a dévoré le corps, et qu’alors il mange également la tête. Voilà pourquoi par larmes de crocodile on entend des larmes feintes répandues seulement avec l’intention de tromper ou de nuire. » Shakespeare fait une autre allusion à la même croyance lorsque, dans la seconde partie de Henry VI , Marguerite compare Richard de Glocester au « crocodile affligé qui prend au piége de sa douleur les voyageurs attendris. »

As the mournful crocodile

With sorrow snares relenting passengers.

↑ (43) Boucs et singes ! « Par cette exclamation Shakespeare a montré un grand art. Dans la première scène, où il tâche d’éveiller le soupçon dans l’esprit du More, Iago, étant mis en demeure de fournir quelque preuve évidente de la culpabilité de Cassio et de Desdémona, déclare à Othello qu’il est impossible d’obtenir une démonstration oculaire, « fussent-ils aussi pressés que des boucs , aussi ardents que des singes . » Ces mots, il est permis de le supposer, résonnent encore à l’oreille d’Othello qui, convaincu désormais de l’infidélité de sa femme, s’élance au dehors en jetant une exclamation qui veut dire : les paroles d’Iago n’étaient que trop vraies ; maintenant je suis bien convaincu qu’ils sont aussi ardents que « des boucs et des singes. » Malone .

↑ (44) Mais non les paroles . Cet hémistiche manque à l’in-folio de 1623.

↑ (45) Cette réponse d’Émilia et la question qui la provoque manquent à l’édition de 1622.

↑ (46) Cette solennelle protestation de Desdémona, commençant par ces mots : me voici à genoux et finissant par ceux-ci : ne m’y déciderait pas , a été ajoutée au texte de la seconde édition.

↑ (47) Cet hémistiche et c’est à vous qu’il s’en prend ne se trouve pas dans l’édition de 1623.

↑ (48) La nécessité d’un changement de lieu et d’une nouvelle division scénique est évidente ici. Il est clair que Iago et Roderigo ne s’exposeraient pas à être surpris conspirant contre Othello dans l’appartement même d’Othello. Iago est bien trop prudent pour cela ; et quant à Roderigo, l’ennemi personnel du More, celui qui dans Venise a mis Brabantio aux trousses des nouveaux époux, il a toutes les raisons du monde pour ne pas se risquer chez celui qu’il a si profondément offensé. Pour faire tomber toutes les objections élevées par Malone contre la vraisemblance de cet entretien, il suffit de changer le lieu de la scène, et je m’étonne d’être le premier à faire cette modification.

↑ (49) Les deux textes primitifs de 1622 et 1623 s’accordent à nommer cette servante Barbarie et non Barbara . J’ai rétabli le nom véritable.

↑ (50) Tout le passage depuis ces mots « j’ai grand’peine » jusqu’à la fin de la romance a été ajouté au texte de la seconde édition.

↑ (51) Dans les Reliques de Percy, on retrouve l’original de la romance répétée ici par Desdémona. Seulement, au lieu d’être la pauvre Barbarie abandonnée par son amant, c’est un amant, délaissé par sa maîtresse, qui est censé chanter les couplets suivants :

Un pauvre être était assis soupirant sous un sycomore,

Ô saule ! saule ! saule !

Sa main sur son sein, sa tête sur son genou.

Ô saule ! saule ! saule !

Ô saule ! saule ! saule !

Chantez : Oh ! le saule vert sera ma guirlande.

Les froids ruisseaux couraient près de lui ; ses yeux pleuraient sans cesse.

Ô saule ! saule ! saule !

Les larmes salées tombaient de lui et noyaient sa face.

Ô saule ! saule ! saule !

Ô saule ! saule ! saule !

Chantez : Oh ! le saule vert sera ma guirlande.

Les oiseaux muets se juchaient près de lui, apprivoisés par ses plaintes.

Ô saule ! saule ! saule !

Les larmes salées tombaient de lui et attendrissaient les pierres.

Ô saule ! saule ! saule !

Ô saule ! saule ! saule !

Chantez : Oh ! le saule vert sera ma guirlande.

Que personne ne me blâme, je mérite ses dédains.

Ô saule ! saule ! saule !

Elle était née pour être belle, moi, pour mourir épris d’elle.

Ô saule ! saule ! saule !

Ô saule ! saule ! saule !

Chantez : Oh ! le saule vert sera ma guirlande.

↑ (52) Une double bague était formée de deux anneaux s’emboîtant l’un dans l’autre. En général, sur la face intérieure de chacun de ces anneaux, étaient gravés les noms des deux amants. Dryden, dans son Don Sébastien , a décrit minutieusement cette alliance .

↑ (53) « Iago frappe Cassio à la jambe, en conséquence des paroles qu’il vient d’entendre et qui lui font supposer que celui-ci a tout le haut du corps protégé par une armure secrète. » Malone .

↑ (54) Les deux vers qui précèdent ont été ajoutés au texte de la seconde édition.

↑ (55) C’est la cause, c’est la cause, Ô mon âme ! — « La brusquerie de ce monologue le rend obscur. La pensée, je crois, est celle-ci : je suis bouleversé par l’honneur, se dit Othello à lui-même. Quelle est la raison de cette perturbation ? Est-ce le manque de résolution au moment de faire justice ? Est-ce la crainte de verser le sang ? Non, ce n’est pas l’action qui me fait frissonner, mais c’est la cause, c’est la cause, ô mon âme ! Laissez-moi vous le cacher, ô vous, chastes étoiles ! » Johnson .

« Othello, plein d’horreur devant la cruelle action qu’il va commettre, semble à cet instant chercher sa justification, en se rappelant à lui-même la cause, c’est-à-dire la grandeur de la provocation qu’il a reçue. » Steevens .

↑ (56) Les indications de mise en scène manquent dans le texte original. La plupart des commentateurs s’accordent à dire qu’à ce moment Othello commence à étouffer sa femme sous l’oreiller ; et que c’est pour cela qu’il lui dit : if you strive … ; si vous vous débattez …

↑ (57) En l’absence de document précis, la tradition scénique veut qu’ici le More achève Desdémona d’un coup de poignard. Cet acte est cependant tout à fait en contradiction avec l’engagement que Othello a pris au commencement de la scène : « Je ne veux pas faire couler son sang ni faire de cicatrice à cette peau plus blanche que la neige. »

↑ (58) Le texte original donne peu de renseignements sur la manière dont la scène finale d’Othello était représentée. Comment était disposée la chambre à coucher ? Où était le lit de Desdémona ? Le texte dit tout simplement : Enter Othello and Desdemona in her bed ; entre Othello, Desdémona est dans son lit. Pour se rendre compte ici de la mise en scène, il faut se rappeler comment était construit le théâtre où le drame fut joué. Ainsi que l’a expliqué M. Collier, outre la toile qui cachait la scène entière au public et qui se partageait en deux moitiés glissant sur une tringle, il y avait au milieu même de la scène un autre rideau, fixé à une traverse, qui, en cas de besoin, fermait ou découvrait un second compartiment. Les critiques allemands ont fait sur la disposition du théâtre anglais de minutieuses études. M. Ulrici affirme, avec toute apparence de raison, qu’au milieu du théâtre, en arrière du proscénium, était élevée une plateforme où l’on montait au moyen de quelques marches. Cette plateforme, soutenue, par deux piliers, formait une seconde scène qu’on employait à des usages variés. Quand on n’en avait pas besoin, un rideau la masquait et l’action tout entière se passait sur le proscénium. Quand on en avait besoin au contraire, on repliait le rideau.

Cette disposition semble avoir été indispensable pour monter les pièces de Shakespeare. Dans Henry VIII , par exemple, la scène du fond servait à figurer la chambre du roi, tandis que la cour se tenait sur le devant du théâtre faisant antichambre. Dans la même pièce, elle servait encore comme salle des séances du conseil privé, tandis que Cranmer attendait sur le proscénium. « Ainsi, observe Tieck, on pouvait jouer deux scènes à la fois et être parfaitement compris. » Dans Roméo et Juliette , pour l’entrevue du balcon, Roméo paraissait sur le proscénium et Juliette sur la plate-forme du fond.

La mise en scène finale d’ Othello s’explique ainsi très-naturellement. Quand Othello entre, il s’avance sur le proscénium et Desdémona est couchée sur la plate-forme. Quand Othello dit. : je veux la respirer sur la tige , il gravit les quelques marches qui l’amènent sur la seconde scène près du lit de sa femme. Dès qu’il a consommé le meurtre et qu’il entend Émilia frapper à la porte, il ferme le rideau, redescend sur le proscénium et va ouvrir. Au cri que pousse Desdémona, Émilia s’élance à son tour vers le second compartiment, ouvre le rideau et voit sa maîtresse expirante. Quand, plus tard, elle s’écrie : Ma maîtresse est ici gisante, assassinée dans son lit , elle est encore sur la seconde scène, et les autres personnages, Othello, Iago, Montano, Gratiano et Cassio sont sur le proscénium. Quand Othello a besoin, pour se frapper, d’une seconde épée, c’est sur la plate-forme qu’il va la chercher ; c’est encore sur la plate-forme qu’il se tient, quand il est déclaré prisonnier, et Gratiano se met en faction sur le proscénium. Telle était la façon dont la pièce était représentée au temps de Shakespeare. Sans ces éclaircissements, il est impossible de comprendre par exemple pourquoi, quand Lodovico revient, il n’aperçoit pas Othello et demande où est ce forcené . Othello est donc au fond du théâtre dans la seconde chambre, et c’est de là qu’il répond en s’avançant sur le proscénium : Voici celui qui fut Othello ; me voici . Le reste de l’action s’achève sur le devant du théâtre ; et c’est seulement quand il s’est résolu au suicide, qu’Othello remonte sur la seconde scène et se frappe près du lit de sa femme pour mourir sur un baiser .

Traduction par IA · Original