Si l’on juge des hommes par le motif commun qui les fait agir, on peut dire qu’ils ont tous le désir de plaire, parce que tous veulent être applaudis, recherchés, accueillis; que tous, enfin, veulent réussir dans l’esprit des autres. A décider d’eux par leur conduite, il semble que le plus grand nombre ait précisément la vûe opposée. Quelle différence, en effet, d’un homme, qui, concentré dans son amour propre, réduit, pour ainsi dire, la Société au commerce que ses passions ont entre elles; qui ne conçoit que ses goûts, qui ne sent que ses besoins, pour qui tous les objets extérieurs semblent transformés en autant de miroirs, où il n’aperçoit que lui-même! Quel contraste, dis-je, de cet hom…
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