Il y a une quinzaine d’années, quand le _Mercure_ commençait sa Bibliothèque, un des poètes qui allaient être édités me demandait pourquoi je ne publiais pas, moi aussi, un recueil de poèmes. J’acceptai l’insinuation pour les environs de l’année 1910, et je n’y pensais plus (car la vie nous comble de multiples soucis) et n’y aurais peut-être jamais plus pensé, quand se présenta une occasion très favorable. J’ai toujours aimé que le hasard régisse visiblement ma destinée, et dans l’ordre littéraire, comme en d’autres, j’ai si peu eu à me plaindre de lui que je lui cède volontiers. Pourtant ce n’est pas sans appréhension que je livre aux amateurs de poésie un recueil aussi hétéroclite et d’âge…
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