Claude Favereau, après qu'il a interrogé les porteurs, découvre enfin la voie, en dehors du hall, où le train omnibus aligne de vieux wagons, se gare avec un air abandonné. Claude aurait dû choisir l'express du soir qui n'a besoin que de trois quarts d'heure pour atteindre Toulenne; mais le jeune garçon a mieux aimé ce petit train d'après déjeuner qui le long de la Garonne, rampe, s'attarde à chaque gare, et dont on dirait que la chaleur ralentit la marche, l'oblige à se traîner au milieu des vergers et des vignes accablées. Aux haltes indéfinies, on entend, à travers la cloison du compartiment, des conversations patoises. Le chef de gare approche le sifflet de ses lèvres, avec importance, p…
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