Dans une maison de la rue Bourbon-Villeneuve, au troisième étage, vivaient, il y aura bientôt huit ans, une mère et sa fille, toutes deux sans fortune, mais non tout-à-fait pauvres. Veuve d’un officier de l’ancienne armée, madame Drouart avait obtenu du gouvernement d’alors un bureau de papier timbré, à l’aide duquel il lui était possible de fournir aux premières nécessités de la vie. D’ailleurs, le temps qu’elle ne passait pas au guichet de son bureau, elle l’employait, quoique infirme et déjà vieille, à des ouvrages de femme que lui donnaient à faire quelques généreuses personnes, ses protectrices. Le prix de ces travaux d’aiguille, joint à six cents francs environ, revenu du bureau de tim…
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