Parmi les ports français qui se rendirent, vers la fin du dix-septième siècle, redoutables dans la guerre des corsaires, il faut placer en première ligne Saint-Malo. C'est de là que partaient pour la course les bâtiments les plus légers, les équipages les plus intrépides. La Manche semblait, appartenir à ces hardis enfants de la mer, et les riches convois qui revenaient des deux Indes ne traversaient pas impunément ces parages. Dans le cours d'une seule année plus de cent prises entrèrent dans ce petit port. L'or ruisselait, pour ainsi dire, dans la ville; les marchandises les plus précieuses y étaient vendues à vil prix. De grands dommages furent ainsi causés au commerce anglais; et la chos…
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