Titre original: The Amores; or, Amours: Literally Translated into English Prose, with Copious Notes
Traduction humaine · Traduction de Charles Nisard (†1889) · Source: Wikisource · Domaine public
J’allais chanter, sur un rythme grave, les armes et les combats sanglants ; ce sujet convenait à mes vers ; chacun d’eux était d’égale mesure. Cupidon se prit, dit-on, à rire, et en retrancha un pied. Qui t’a donné, cruel enfant, ce pouvoir sur les vers ? Poètes, nous formons le cortège des Muses, et non le tien. Que serait-ce si Vénus se couvrait de l’armure de la blonde Minerve, et si la blonde Minerve agitait les… Je me plaignais encore, lorsque soudain l’Amour, détachant son carquois, choisit les traits destinés à me percer ; d’un bras vigoureux il banda sur son genou son arc flexible. "Reçois, poète, me dit-il, un sujet pour tes chants." Malheureux que je suis ! les flèches d’un enfant ont atteint le but qu’il leur avait assigné : Je brûle ; l’Amour règne dans mon cœur libre jusqu’à ce jour. Mon premier vers aura six pieds…Début · Charles Nisard
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