Quand j'arrivai en Angleterre, j'étais parfaitement étranger à tout le monde, comme si je n'y eusse jamais été connu. Ma bienfaitrice, ma fidèle intendante à qui j'avais laissé en dépôt mon argent, vivait encore, mais elle avait essuyé de grandes infortunes dans le monde; et, devenue veuve pour la seconde fois, elle vivait chétivement. Je la mis à l'aise quant à ce qu'elle me devait, en lui donnant l'assurance que je ne la chagrinerais point. Bien au contraire, en reconnaissance de ses premiers soins et de sa fidélité envers moi, je l'assistai autant que le comportait mon petit avoir, qui pour lors, il est vrai, ne me permit pas de faire beaucoup pour elle. Mais je lui jurai que je garderais…
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