L'hiver de 1859 étendait son blanc et floconneux tapis de neige sur les remparts de la joyeuse capitale autrichienne et, aux environs, sur les coupoles du Kahlenberg et du Leopoldsberg. Le monde brillant et aristocratique était rentré des eaux et de ses terres, et l'on s'amusait, dans les salons privés, ainsi qu'aux lieux de réjouissances publiques, simplement et gaîment, comme cela n'était guère possible, alors, que dans la ville impériale, résidence de l'empereur Franz. Mais le point culminant des distractions et des plaisirs, comme de l'intérêt artistique et littéraire, était encore et toujours le Burgthéâtre, institution populaire au sens le plus élevé, où les aspirations idéales de l'é…
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