Un jour que la brume d'automne, chassée par un vent d'Ouest assez fort, commençait à s'étendre sur les flots qui s'agitent presque continuellement entre l'île d'Ouessant et le terrible Raz-des-Saints, une petite barque de pilote, surmontée d'une misaine et d'un taille-vent, tournoyait au milieu des lames, dans le passage de l'Iroise, attendant les navires qui voudraient entrer à Brest ou relâcher à Camaret.[1] [Note 1: Les navires qui entrent à Brest y arrivent par une des trois passes suivantes: celle du _Raz-des-Saints_, formée par la côte du Sud-Est et l'île des Saints; celle de l'_Iroise_, comprise entre l'île des Saints et Ouessant: c'est la plus large et la moins dangereuse; et enfin …
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