PUBLIÉES AVEC L'AUTORISATION DE M. le Ministre de l'Instruction Publique. En 1734, l'abbé Sallier, homme savant et judicieux, prononça pour la première fois le nom d'un poëte qui peut passer à bon droit pour un des plus élégants et des plus accomplis parmi ceux de notre vieille langue[1]. La parole du docte académicien qui exhumait Charles d'Orléans après trois siècles d'oubli, semble avoir eu un faible retentissement; ceci ne nous surprend pas. D'abord, la description et quelques extraits du manuscrit étaient insuffisants à mettre dans sa lumière un personnage si nouveau; puis, la critique d'alors, à peu près uniquement circonscrite dans les limites de l'érudition grecque et la…
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