J'avais commencé ce roman en 1832, à Paris, dans une mansarde où je me plaisais beaucoup. Le manuscrit s'égara: je crus l'avoir jeté au feu par mégarde, et comme, au bout de trois jours, je ne me souvenais déjà plus de ce que j'avais voulu faire (ceci n'est pas mépris de l'art ni légèreté à l'endroit du public, mais infirmité véritable), je ne songeai point à recommencer. Au bout de dix ans environ, en ouvrant un _in-quarto_ à la campagne, j'y retrouvai la moitié d'un volume manuscrit intitulé _Pauline_. J'eus peine à reconnaître mon écriture, tant elle était meilleure que celle d'aujourd'hui. Est-ce que cela ne vous est pas souvent arrivé à vous-même, de retrouver toute la spontanéité de vo…
Votre soutien finance la traduction de ces classiques dans davantage de langues.
Soutenir pour 12 $/mois Faire un donLes abonnés lisent avec une traduction immédiate, sans attendre la limite gratuite quotidienne.