"J'ai souvent entendu plaindre les femmes de poëte, et sans doute, pour tenir dignement dans la vie ce difficile emploi, aucune qualité n'est de trop. Le plus rare ensemble de mérites n'est que le strict nécessaire, et ne suffit même pas toujours au commun bonheur. Voir sans cesse la muse en tiers dans vos plus familiers entretiens, --recueiller dans ses bras et soigner ce poëte qui est votre mari, quand il vous revient meurtri par les déceptions de sa tâche;--ou bien le voir s'envoler à la poursuite de sa chimère ... voilà l'ordinaire de l'existence pour une femme de poëte. Oui, mais aussi il y a le chapître des compensations, l'heure des lauriers qu'il a gagnés…
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